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Une présentation, des questions, des réactions.

Dans le cadre de la résidence d’artistes L’Art pour Grandir/Mairie de Paris au collège Elsa Triolet (Paris 13e) : Le récit scandinave à l’épreuve de l’adolescence.
1er atelier du metteur en scène Christophe Laluque.

Il interviendra pendant 6 ateliers dans la classe de 5e1 avec le comédien Marc Soriano afin de mettre en voix et de mettre en espace le texte de Jon Fosse, « Kant »

La séance commence par la présentation du spectacle mis en scène par Christophe Laluque,  » Le Manuscrit des chiens 1 : Quelle Galère !  » que les élèves viendront voir au théâtre Dunois le jeudi 15 novembre à 10h.

– La différence entre le rêve et la réalité est peut être plus mince qu’on le pense, affirme Christophe Laluque
– Ah NON ! s’exclame Emmanuelle.

Le débat est lancé, la séance va alors garder ce rythme.

Rires, peurs, réflexions, appréhensions, découverte de l’autre. L’autre, le camarade « qui, n’est pas son pote », et pourtant, celui avec qui on partage un dialogue, on échange des répliques, en s’appliquant pour jouer mais en voulant avoir l’air détaché… Néanmoins le rire nerveux rattrape rapidement cette nonchalance apparente.

Jon Fosse a dit : «Les êtres humains n’ont pas un caractère défini … Ce n’est pas nos identités mais nos relations qui mènent nos vies. Et il n’y a pas d’autre forme d’art que le théâtre qui permette de représenter le jeu de la communauté humaine. »

Cette classe semble représenter cette communauté, aussi fragile soit-elle, en pleine mutation, confrontée à l’évolution de chacun qu’impose l’implication théâtrale.

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Matin Brun

« Après, ça avait été au tour des livres de la bibliothèque, une histoire pas très claire, encore. Les maisons d’édition qui faisaient partie du même groupe financier que le Quotidien de la ville, étaient poursuivies en
justice et leurs livres interdits de séjour sur les rayons des bibliothèques. Il est vrai que si on lisait bien ce que ces maisons d’édition continuaient de publier, on relevait le mot chien ou chat au moins une fois par volume, et sûrement
pas toujours assorti du mot brun. Elles devaient bien le savoir tout de même.

– Faut pas pousser, disait Charlie, tu comprends, la nation n’a rien à y gagner à accepter qu’on détourne la loi, et à jouer au chat et à la souris. Brune, il avait rajouté en regardant autour de lui, souris brune, au cas où on aurait surpris
notre conversation.

Par mesure de précaution, on avait pris l’habitude de rajouter brun ou brune à la fin des phrases ou après les mots. Au début, demander un pastis brun, ça nous avait fait drôle, puis après tout, le langage c’est fait pour évoluer et ce n’était
pas plus étrange de donner dans le brun, que de rajouter putain con, à tout bout de champ, comme on le fait par chez nous. Au moins, on était bien vus et on était tranquilles. On avait même fini par toucher le tiercé. Oh, pas un gros, mais tout de même, notre premier tiercé brun. Ça nous avait aidés à accepter les tracas des nouvelles réglementations. »

Extrait de « Matin Brun », Franck Pavloff, Editions Cheyne, 1998

Photos de l’adaptation théâtrale de la nouvelle de Franck Pavloff par la classe de 3e du collège Thomas Mann. Travail réalisé en collaboration avec André Loncin, metteur en scène, Anne-Marie Collin, auteure, membres de la Cie Le petit Théâtre, et encadré par Philippe Borde,  professeur de français. 

Micro-trottoir Future / No Future

Merci à  Laura, Bruno, Marie, Pauline, Liliane, Morad et les autres…

Interview réalisée par Elsa Nadjm

Vive la fête du travail!

Devant la porte de l’usine
le travailleur soudain s’arrête
le beau temps l’a tiré par la veste
et comme il se retourne
et regarde le soleil
tout rouge tout rond
souriant dans son ciel de plomb
il cligne de l’œil
familièrement
Dis donc camarade soleil
tu ne trouves pas
que c’est plutôt con
de donner une journée pareille
à un patron ?

Jacques Prévert, Le temps perdu, Paroles

Sur le thème : » Le monde de demain reste suspendu à notre imagination… », à l’issue de la représentation du 1er mai à 16h, nous vous proposons une discussion très certainement enflammée où nous convions plusieurs générations de militants à partager leurs expériences et leurs rêves pour l »’à-venir ».
Avec la participation de : Maurice Matieu (artiste peintre 77ans), Nicole Mathieu (géographe, directeur de recherche émérite au CNRS 73 ans) Christophe Laluque (metteur en scène, 42 ans), Anne L. (étudiante 23ans)… et quelques autres…. et en présence de l’équipe de création.
Plus d’informations sur notre site internet www.theatredunois.org

Future / No Future sur France Culture

Pour écouter l’émission du 23/04/2011, présentée par Aline Pailler  cliquez  ici.

Future / No Future  sera présenté au Théâtre Dunois du  jeudi 28 avril au dimanche 8 mai.

Future / No Future (spectacle à venir…)

 
Photos réalisées dans le cadre d’ateliers avec la compagnie Point de Rupture et Alain Moïse Arbib par les élèves du Collège Ferdinand Buisson à Juvisy/Orge , du Lycée Clément Ader à Athis-Mons, du Lycée Renée Cassin à Arpajon, du Collège Jeanne d’Arc à Brétigny/Orge, et du Lycée Marguerite Yourcenarà Chilly Mazarin. 

Ambre : « Je veux être emportée par un grand rêve »

Adeline : « Nous sommes pris dans une bataille que tous livrent à tous »

Benedicte : « Je veux tout détruire »

Clémence : « Regardez-moi ! »

Clémence : « Partout des villes démesurées. Je dors d’un sommeil profond »

Colin : « L’inconcevable est possible »

Delphine : « Faut que j’y arrive … que je réussisse »

Florian : « Je veux partir… loin d’ici »

Jérémy : « Je veux bâtir quelque chose de grand »

Safaa : « Personne ne peut m’empêcher de rêver, personne »

Pierre : « Je ne suis plus qu’un numéro »

Pierre : « Qui pourrait prétendre que je n’ai pas le droit à mon avenir ?!»

Pauline : « Un code-barres tatoué à l’intérieur de mon poignet gauche »

Marion : « S’il vous plaît, donnez-moi des rêves »

Lysa : «Je suis prête à tout écraser "

Kady : « Détruire pour vivre enfin »

Sofian : « Vous ne pouvez pas me juger, ni m’empêcher d’avancer »