Archives du Tag: Maternelle

Des images qui traînent…

Entre photographie argentique et cliché numérique, entre rêverie et travail plastique, Agnès Desfosses, photographe et Laurent Dupont, metteur en scène, nous content en images des histoires de fraternité.

Falaises du nord de la France 

Immeuble de Villiers-le-Bel (lieu de résidence de la compagnie), retravaillé par David Livier 

Moi seul


Qui ? Quoi ?

On creuse en toi.

On, ça, ou rien
Ou bien le il.

C'est plutôt ça
Que on ou il
(D'ailleurs, au il
Tu ne crois pas).

C'est plutôt rien
Parce que rien
Ca creuse aussi,
Ca creuse bien.

Ca a du temps,
Des puits de temps
A consacrer
Au mal des autres,
Des plus que rien.

Guillevic, Etier suivi de Autres, Poésie Gallimard, 1979 

Moi seul, du 12 au 23 octobre 2011 au Théâtre Dunois.

Epouvantail japonais (suite)

Le spectacle “Les époux”
présenté par la compagnie l’Arcal
Samedi 18 et Dimanche 19 à 16h.

L’épouvantail, héros du spectacle les époux, est aussi une figure récurrente de la poésie japonaise.

Otsuyu
Au profond de l’automne
habillé de feuilles mortes
l’épouvantail

Issa
Sous l’averse
Il a la goutte au nez
L’épouvantail

Nyofu
à peine terminé
il est déjà vieux
l’épouvantail

Yayu
à ses pieds
on vole les haricots
ah ! l’épouvantail

Sazanami
d’épouvantail
en épouvantail volent
les moineaux

Issa
au nourrisson
il sert de pare-vent
l’épouvantail

Shoha
au soleil couchant
son ombre atteint la route
ah ! l’épouvantail

Buson
la rizière moissonnée
il est métamorphosé
l’épouvantail

Taigi
renversé, redressé
renversé à nouveau
ah ! l’épouvantail

Shoshu
même pas bon à brûler
il est tout pourri
l’épouvantail

Bonchô
le bruit de quelque chose
qui s’écroule tout seul
l’épouvantail

Extraits de L’épouvantail, maître zen-autoportrait, éditions Moundarren, 2008

HeNoHeNoMoHeJi へのへのもへじ

Le Henohenomoheji  est le nom donné au visage que dessinent  les enfants japonais sur les épouvantails.  Il est représenté avec les caractères Hiaragana : he, no, he, no, mo, he, ji.

Dans un autre genre, du 8 au 19 juin le théâtre Dunois accueille l’épouvantail de la compagnie l’ARCAL. Ouvrez vos oreilles car il emprunte la voix du violoncelle, de l’accordéon et de la clarinette pour nous conter ses péripéties avec les mots de Philippe Dorin.

Dessins mis en scène

Belle idée de mise en scène! Les décors du spectacle Alors ils arrêtèrent la mer sont dessinés en direct par les acteurs et projetés sur scène.

Invasion

Munissons nous tous de nos lunettes de plongées. Petits et grands partent à l’aventure avec Alors ils arrêtèrent la mer. Bon spectacle!!!